Hélène Couvert
Hélène COUVERT a étudié au CNSM
de Paris dans les classes de Dominique
Merlet (piano) et de Christian Ivaldi
(musique de chambre). En 1991, elle
obtient deux premiers prix à l’unanimité
et entreprend un cycle de perfectionnement
avec Jean Moullière, tout
en suivant les conseils de Jacques Rouvier
et Marie-Françoise Bucquet.
En 1996, elle forme un duo avec la
flûtiste Juliette Hurel. Cette formation
obtient plusieurs récompenses, dont
le prestigieux Premier Prix au
Concours International de Musique de
Chambre de Paris. Elle joue également
avec François-Frédéric Guy, Maurice
Bourgue, Henri Demarquette…
Parallèlement à son activité de
concertiste, elle enseigne également
au Conservatoire de Courbevoie.
Invitée par de nombreux festivals français
(La Roque d’Anthéron quatre ans
de suite, Piano en Valois, Festival de
Radio France et de Montpellier, Piano
aux Jacobins…), Hélène Couvert s’est également produite aux Pays-Bas
(notamment à Rotterdam et au
Concertgebouw d’Amsterdam), en
Allemagne, à Hong Kong, en Lituanie,
en Pologne, ou encore en Espagne :
elle a assuré la création espagnole du « Cycle de l’eau » d’Ahmed Essyad, à
Valence, sous la direction du compositeur.
Remarquée et soutenue par
Leon Fleisher, Hélène Couvert est l’une
des rares jeunes pianistes à être
invitée en résidence à la prestigieuse
Fondation Internationale de piano
Théo Lieven au lac de Côme, où elle a
pu bénéficier des conseils des plus
grands artistes : Leon Fleisher, Andreas
Staier, Dimitri Bashkirov, Alicia de
Larrocha…
Aux côtés de Juliette Hurel et d’Henri
Demarquette, elle a enregistré un disque
consacré à Martinu et Prokofiev ; cet
album, récompensé par un « Choc » du
Monde de la Musique, a reçu un accueil
critique aussi chaleureux qu’unanime.
Son dernier album avec Juliette Hurel
(2002) a également reçu un « Choc » du
Monde de la musique.
Son meilleur souvenir de concert est lié à
Mozart: « Le concerto en La Majeur
K.414 joué à Reims lors des Flâneries, où
la collaboration avec l'Orchestre de
Chambre d'Auvergne et son chef Arie van
Beeck fut totale, complice, enthousiasmante à tous les niveaux. Faire de la
musique ensemble c'est beau, mais c'est
encore mieux quand on parle la même
langue du point de vue musical. »
Hormis le récital qu’Hélène Couvert donnera
au théâtre du Puy-en-Velay le 30 janvier 2009 pour Coline en Ré, un autre
concert à venir lui tient particulièrement à coeur : « Le 24 février 2009, je donnerai
le triple concerto de Vincent D'Indy et je
suis très curieuse, car c'est une formation
et un répertoire que je méconnais totalement... ».
Extraits de presse
Mai 2003 : « Comme son maître Leon
Fleisher, Hélène Couvert privilégie le
mouvement pur, la sobriété du style, la
profondeur de l'expression et l'économie
du geste architectural. » Patrick Szersnovicz, Le Monde de la Musique
« Même si pour ce récital Haydn - son
premier disque en solo -, Hélène Couvert
n'a pas renoncé au piano Steinway
contemporain, son jeu, à l'articulation
sèche et mordante, aux palpitations
tachycardiques, montre que notre jeune
virtuose n'ignore rien de la nervosité
baroque ni des interprétations sur instruments
historiques. La dextérité d'Hélène
Couvert tient de l'horlogerie suisse
et du cerf-volant. A la première, elle
emprunte la régularité de ses tempos, la
précision de ses engrenages mélodiques.
Au second, sa liberté baladeuse,
ses caprices à plonger à pic comme à
rebondir en envolées élastiques. Tant
d'impertinence radieuse jointe à une
discipline si stricte annoncent une carrière
des plus prometteuses. » Gilles
Macassar à propos de l’enregistrement Haydn Hob.XVI 49, 46,20, Télérama