La renutrition à Madagascar

Sauver des enfants du désastre de la dénutrition

A Madagascar, la malnutrition infantile touche 52% des enfants de moins de 5 ans.  Fragilisés, ils sont plus vulnérables à toutes les pathologies qui risquent de les faire mourir.

  

 Lieu de réalisation du projet

Les bas quartiers d’Antananarivo et les communes alentours.

Description

Objectifs du projet

Depuis 12 ans, le programme permet de renutrir des enfants en bas âge en associant :
– la distribution aux enfants d’une farine enrichie pendant 35 jours,
– l’éducation nutritionnelle des mères, à l’aide d’un jeu pédagogique interactif, les Nutricartes ©

Cette farine, composée spécialement, est fabriquée localement par une ONG française (GRET).
Elle a montré son efficacité pour la reprise de poids rapide des enfants.

Les Nutricartes mises au point par L’Appel, ont montré leur efficacité en faisant évoluer sur le comportement des familles tant dans le domaine alimentaire que celui des pratiques d’hygiène et d’éducation. Ce sont des changements positifs garants de la réussite du programme.

A ce jour, 40 000 enfants ont été concernés et sont sortis durablement de la malnutrition.

L’évaluation* du programme a été menée par une nutritionniste suisse rattachée à la faculté de médecine de Genève, spécialisée dans l’évaluation de programmes de développement.
Cette étude confirme que le taux moyen de guérison de la malnutrition de 82 % constaté à la sortie du programme se maintient à 79 % ,20 mois après la sortie du programme, tout particulièrement pour les enfants de moins de 2 ans.

Coline en Ré a décidé de poursuivre pour la quatrième année le soutien à cette action dont l’efficacité est prouvée et constante depuis 12 ans dans un pays où la misère ne cesse de s’accroître.

Les Nutricartes permettent un apprentissage des bases d’une alimentation équilibrée même si on ne sait pas lire.

Les Nutricartes permettent un apprentissage des bases d’une alimentation équilibrée même si on ne sait pas lire.

Population concernée par le projet

  • Les femmes malnutries, enceintes ou allaitantes,
  • Les enfants de 6 à 59 mois atteints de malnutrition, modérée à aiguë, recrutés dans l’un des 12 Centres de renutrition d’Antanarivo (CRENAM). La priorité est donnée aux enfants de moins de 2 ans dont la récupération pondérale est la meilleure et la plus durable.

Calendrier 2020 du projet

Après une suspension de l’activité pendant 4 mois en raison de l’épidémie de coronavirus, l’action a redémarré en avril 2020 pour 9 mois.
L’action interrompue au 1er trimestre a entrainé de graves perturbations alimentaires en raison de la perte de travail de la quasi-totalité de nos bénéficiaires.
Il est à craindre une forte augmentation du nombre d’enfants malnutris suite à cette crise, ainsi qu’une augmentation du prix de la farine enrichie dont la production a été suspendue pendant la crise.
Dans ce contexte, le budget de fonctionnement du programme des trois premiers mois de l’année a été consacré à venir en aide aux familles les plus précaires par des distributions massives de vivres
La fin du confinement est annoncée et nous reprenons nos activités antérieures progressivement.

L’objectif est de financer la renutrition de 1800 enfants en 2020.

Coût à financer

L’achat de la farine enrichie pour 9 mois représente un coût de l’ordre de 18 000 euro.
C’est le budget nécessaire pour la renutrition de 1 800 enfants.

Objectifs et bénéfices attendu

Par cette action, Coline en Ré et L’Appel souhaitent :

1) Poursuivre la lutte contre la malnutrition aiguë et modérée des enfants de moins de 5 ans et celle des femmes enceintes et allaitantes dénutries en leur fournissant des suppléments alimentaires sous forme de farine enrichie (koba Aïna),

2) Mettre l’accent sur l’éducation nutritionnelle des parents, attractive et efficace, destinée à éviter une rechute de la malnutrition et la prévenir pour le reste de la famille.
La mise au point par L’Appel de la méthode des Nutricartes® et son utilisation sont le point fort de la lutte et de la prévention de la malnutrition, surtout pendant les « 1000 premiers jours » de vie de l’enfant depuis sa conception jusqu’à ses 2 ans.

3) Coupler cette éducation à l’alimentation équilibrée avec une éducation aux mesures d’hygiène de base (eau, latrines, propreté corporelle et environnementale).
Cette éducation a montré toute sa pertinence pendant ces jours de crise épidémique, pendant lesquels les familles formées ont massivement compris et appliqué ces mesures et en ont fait bénéficier leur entourage.

4) apprendre les attitudes préventives (paludisme, prévention des déshydratations, diarrhées) pour une bonne santé.

5) sensibiliser aux bonnes relations parents /enfants et intra familiales.

6) proposer des soins préventifs (vaccinations) et curatifs si besoin, dans un même lieu et grâce à un personnel attentif, formé et chaleureux.

*L’évaluation nous conforte dans l’idée qu’une supplémentation en nourriture adaptée couplée avec une éducation nutritionnelle globale, de qualité, par des personnels bien formés, attentifs et bienveillants, représentent un moyen efficace et durable dans la lutte contre la malnutrition maternelle et infantile.

Au bout de 35 jours et pour un coût de moins de 10 euros cet enfant sera sauvé des désastres de ma malnutrition
Au bout de 35 jours et pour un coût de moins de 10 euros cet enfant sera sauvé des désastres de ma malnutrition

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