>> Quai n°5 : extrait vidéo
QUAI N°5 ET LA CHANTEUSE JULIETTE se sont posé une question : quelle aurait été la peinture de Rembrandt ou de Vélasquez s'ils étaient nos contemporains ? La musique de Mozart ou Bach s'ils avaient été cubain ou tchèque ? L'œuvre d'un Victor Hugo né en Russie ou celle d'un Shakespeare argentin ? On ne peut pas évaluer le pourcentage d'inné, de culture ou d'éducation qui entre en jeu dans la composition d'un morceau. Avec leur spectacle Un Train peut en cacher un autre, les artistes de Quai n°5 et Juliette, qui signe la scénographie, nous proposent une réponse possible et subtile à cette question, orchestrée par les compositions originales de Stéphane Logerot, inspirées de thèmes célèbres de Bach, Mozart, Chopin ou encore Tchaïkovski. Surprise !
"INCLASSIQUABLE !" LES MUSICIENS DE QUAI N°5 ont en commun de solides formations classiques, une longue liste de prix et de récompenses derrière eux et excellent dans les oeuvres du Répertoire. Pour autant, ils partagent la même envie de faire éclater les frontières de la musique... Ce désir leur a aussi donné envie de montrer une autre image des compositeurs classiques. Bien cachées, leurs oeuvres sont pourtant encore reconnaissables sous leurs habits de salsa, de tango, de blues ou encore de tzigane… Quelle meilleure passerelle entre les cultures et les générations que d'amener les Grands Maîtres du passé sur d'autres rivages, en d'autres temps que les leurs ? Cette odyssée musicale nous emmène d'un bout à l'autre de la planète en brassant cultures, instruments et musiques populaires en tous genres.
L'OPTIMISME ET LA LEGERETE AVEC LESQUELS QUAI N°5 franchit les genres musicaux abolissent toutes les frontières culturelles. Ces cinq musiciens inspirés mélangent les cultures et les siècles, les mélodies et les rythmes dans un brillant jeu de "trompe-l'oreille" avec un humour contagieux et un plaisir évident. Leur interprétation "classique/world" passionnée et colorée fait de leurs créations une oeuvre à part entière que le public sait apprécier. Ce genre de projet est rarement servi par des musiciens de très haut niveau ; ce n'est pas le cas ici car derrière l'appellation Quai n°5 se cachent des interprètes de premier plan : Jean-Marc Phillips-Varjabédian (violon ; trio Wanderer, victoires de la musique 1997 et 2000, lauréats de nombreux concours internationaux), Vahan Mardirossian (piano ; soliste international, plusieurs disques salués par la critique), Stéphane Logerot (contrebasse, guitare, harmonica ; membre de l'Orchestre national de France, partenaire de Richard Galliano) Jean-Luc Manca (accordéon : Prix de la Sacem, Premier Prix des concours de Genève et Linz) Paul Mindy (percussions ; Prix Charles Cros, Prix Georges Brassens…). Ensemble ou bien séparément vous avez pu les entendre dans les plus grands festivals tels que Jazz à Marciac, Vienne, Montréal, La Haye, Les Folles journées de Nantes ou Lisbonne, Jazz à Nice ou encore dans des salles telles que le Concertgebouw d'Amsterdam, le Carnegie Hall de New York, Santa Cecilia à Rome, le Barbican de Londres, le Suntory Hall de Tokyo, le Théâtre des Champs-Elysées, le Théâtre du Châtelet à Paris…
NOUS POURRIONS VOUS PARLER BIEN PLUS LONGTEMPS de la longue carrière de ces instrumentistes mais il faut surtout que vous sachiez que pour réaliser un concert de Quai n°5 ce sont 7,250 kg de cerveau, 5 paires de tympans, 106 milliards de cellules corticales qui vibrent à l'unisson, 25 paires de doigts, 51 orteils (et oui… !) qui s'actionnent, l'objectif de 10 cornées qui focalise et 352 413 poils qui frémissent ! En tout plus de 500 milliards de milliards de molécules entrent en action pour interpréter un seul morceau de Quai n°5 ! Comme tout bon artiste, ils souffrent légèrement et périodiquement de cette maladie barbare qu'est la leucosélophobie*… Heureusement pour eux (et pour vous !) ils ne sont atteints ni de blemmophobie**, ni d'eurotophobie***. Cependant, si comme eux, vous n'êtes pas sujets à la sidérodromophobie****, embarquez vite à bord du train sur le Quai n°5 ! Bon voyage…
*Phobie de la page blanche
**Phobie du regard d'autrui
***Phobie de rougir en public
****Phobie des voyages en train
LES BIOS DES ARTISTES
Stéphane Logerot
Fils et petit-fils de contrebassistes renommés, Stéphane Logerot obtient à l'unanimité le Premier Prix de contrebasse du Conservatoire national supérieur de Musique de Paris en 1991, dans la classe de J-M Rollez. Il étudie ensuite la composition à l'image, l'harmonie, ainsi que l'orchestration avec David Angel (Universal Studio). Il compose les musiques de plusieurs documentaires, chansons, ainsi que celle du long- métrage Un Dimanche à Paris (Alain Sarde / Canal +).
Chambriste et improvisateur apprécié, il est le partenaire de groupes et musiciens tels que le trio Wanderer, les quatuors Borodine et Modigliani, Richard Galliano, le Fine Arts Quartet, Fazil Say ou encore Yuri Bashmet...
On le retrouve aussi en compagnie de Michel Legrand, Harry Connick Jr. ou bien sur les albums des chanteuses Juliette et Régine.
Avec ses amis Jean-Marc Phillips, Vahan Mardirossian, Paul Mindy et Jean-Luc Manca, il fonde le groupe Quai n°5. Par les morceaux qu'il compose pour ce groupe, il propose une passerelle entre la musique classique et les musiques populaires.
En 2007, il est directeur musical et arrangeur du spectacle La French Touch, qui se produit avec succès pendant un mois au Festival Fringe d'Edinburgh. Pour ce spectacle, il est aussi multi instrumentiste puisqu'il jongle sur scène entre la contrebasse et l'accordéon, en passant par la guitare et le piano. Courant 2008, le spectacle se produira sur les scènes internationales, puisque des tournées sont programmées en Angleterre, Hollande, Australie, France…
Très attiré par la pédagogie, il dispense son enseignement dans les Conservatoires Municipaux des IXe et Xe arrondissements de Paris, en tant que professeur de contrebasse, mais également d'improvisation pour tous instruments.
Sa passion pour l'orchestre l'amène à intégrer en 1994 l'Orchestre National de France, au sein duquel il joue très régulièrement sous la direction de maestros tels que Kurt Masur, Bernard Haitink, Riccardo Muti, Sir Colin Davis, Seiji Ozawa…
Vahan Mardirossian
Vahan Mardirossian est né le 26 mai 1975 à Erevan (Arménie). Il débute les études de piano et de composition à l'âge de sept ans et donne son premier récital neuf mois plus tard. Dès lors il est amené a faire des concerts à travers les pays d'ex URSS. A l'âge de seize ans, encouragé par ses amis il crée et dirige pendant deux ans l'Orchestre de Chambre de Jeunes de Centre Culturel d'Arménie.
Désireux d'approfondir ses connaissances musicales avant de se consacrer sérieusement à la direction d'orchestre il entre en 1993 au Conservatoire national supérieur de Musique de Paris (CNSMDP) dans la classe de piano de Jacques Rouvier. Il est admis également dans la classe de musique de chambre de Jean Mouillère en compagnie de Nicolas Baldeyrou (clarinette) et Renaud Dejardin (violoncelle) formant ainsi le trio Mardirossian.
C'est en 1996 que Vahan Mardirossian obtient le 1er prix de piano, le prix de musique de chambre et le diplôme supérieur du conservatoire ce qui lui permet d'intégrer brillamment le cycle de perfectionnement (3ème cycle). Pendant deux ans, il enrichit sa formation en suivant les conseils de son Maître, Jacques Rouvier et en participant à de nombreuses master-classes de très grands musiciens (G. Sebôk, D. Baschkirov, C. Franck...).
Vahan Mardirossian se produit en récital sur les scènes d'Allemagne, Angleterre, Autriche, Belgique, Canada, Croatie, Espagne, États-Unis, France, Grèce, Irlande, Israël, Italie, Japon, Maroc, Liban, Lituanie, Pays-Bas, Portugal, Roumanie, Russie, Suisse, Tunisie, Ukraine .... Ses prestations ont été diffusées sur les ondes françaises et étrangères. Il a pour partenaires de musique de chambre des musiciens prestigieux tels Nicolas Baldeyrou, Marina Chiche, Henri Demarquette, Renaud Capucon, Gautier Capucon, Quatuor Castagneri, Devy Erlih, Thierry Escaich, Richard Galiano, David Grimal, Jean Mouillère, Philippe Muller, Jean-Marc Phillips-Varjabedian, Xavier Phillips, Quatuor Ysaïe...
Remarqué par Ivry Gitlis qui l'invite dès lors à se produire en sonate avec lui, Vahan Mardirossian a également travaillé avec Mstislav Rostropovitch pour la création du Concerto pour violoncelle n°2 d'Éric Tanguy, et Henri Dutilleux sur sa Sonate pour piano.
Dès ses débuts pianistiques, il est régulièrement invité par plusieurs orchestres (Orchestre symphonique du Portugal, Orchestre de Cannes, Ensemble Orchestral de Paris, Orchestre national de Liban, Orchestre de Pau, Orchestre de Chambre de Erevan, Orchestre philharmonique d'Arménie, Orchestre de Bretagne, Orchestre international de Paris, Orchestre symphonique de Bienne, Orchestre du Conservatoire de Paris…) ainsi que par des festivals tels que La Roque d'Anthéron, Piano aux Jacobins, Festival de Cortona, Auvers sur Oise, Piano en Valois, Festival de Laon, Festival de Menton, Les Midis du Louvre, Les Flâneries Musicales de Reims, le Midem à Cannes, Les semaines musicales du Mont Blanc à Chamonix, le Festival International des Arcs, Autour du piano à Carouges, La saison musicale de Séville, Les TransClassiques à Paris, Festival Chopin à Bagatelle, le Festival de la Chaise Dieu …
La musique d'aujourd'hui ne l'a pas laissé indifférent. Ses recherches dans ce domaine l'ont amené à travailler en étroite collaboration avec le compositeur Éric TANGUY. Ce dernier lui dédie sa deuxième sonate pour piano. Il participe également à la création et l'enregistrement des ouvres de Jacques Lenot.
A l'occasion de son récital à Paris en Avril 2001, le quotidien Le Monde consacre une demi-page à Vahan Mardirossian, et le qualifie en titre de "Pianiste phénoménal".
Vahan Mardirossian a enregistré des récitals Schubert (Diapason d'Or) et Händel , ainsi qu'un disque Brahms avec la violoniste Marina Chiche (recommandé par Répertoire, coup de coeur de Piano Magasine) pour le label Intrada, un disque consacré aux œuvres pour piano d'Eric Tanguy (10 de Répertoire, 5 Diapasons) et un disque de Transcription de Bach (5 Diapasons) chez Transart Live.
En avril 2005 Vahan Mardirossian a fait ses débuts avec l'Orchestre National de France au Théâtre des Champs Élysées sous la direction de Yutaka Sado . Puis il s'est produit à l'Audiorium national de Madrid avec le même orchestre sous la direction de Maestro Kurt Masur .
Jean-Marc Phillips Varjabédian
Né à Paris de parents musiciens, Jean-Marc Phillips Varjabédian entre à treize ans au Conservatoire de Paris dans la classe de violon de Gérard Poulet et obtient un Premier Prix à l'unanimité. Il a également étudié avec Salvatore Accardo à Crémone, et Dorothy Delay à la Julliard School de New York. Parmi les nombreux prix qu'il remporte, on peut citer les Concours internationaux de Douai, C. Flesch à Londres, Z. Francescatti, le R. Lipizer à Gorizia et le brillant Premier Prix du Concours International Palm Beach à Miami.
En 1990 il est le seul européen finaliste du Concours international Tchaïkovski à Moscou.
Ces distinctions lui ont permis de se produire avec orchestre dans les plus grandes salles comme au Barbican Hall avec le London Symphony Orchestra, Carnegie Hall en récital, Casals Hall à Tokyo, et sous la direction de Yehudi Menuhin quand ce dernier l'a invité à faire partie de sa fondation.
Il se produit régulièrement à Paris Salle Pleyel, Salle Gaveau, avec des orchestres tels que l'Orchestre Pasdeloup, l'Orchestre Lamoureux, l'Orchestre Colonne, l'Orchestre national de France, l'Orchestre national d'Ile de France, l'Orchestre philharmonique de Radio France, l'Orchestre de Nancy, l'Orchestre de Cannes, l'Orchestre de Bretagne…
Depuis 1995, Jean-Marc Phillips-Varjabédian a rejoint le Trio Wanderer avec qui il mène une carrière brillante et internationale (le Trio a été invité dans plus de 70 pays). Un de leurs disques (trio de Dvorak Dumky et Smetana) paru chez Sony Classical a obtenu le Premier Prix de la Musique de chambre aux Victoires de la Musique en France, en 1997, le Trio est nommé ensemble de l'année en 2000, puis à nouveau nominé en 2002 dans la même catégorie. Ils ont enregistré à ce jour sept disques chez Harmonia Mundi.
Jean-Marc Phillips-Varjabédian se produit régulièrement en musique de chambre avec Vahan Mardirossian, Xavier Phillips, Henri Demarquette, Emmanuel Strosser, Elena Rozanova, le quatuor Psophos, Nicholas Angelich.
Il s'intéresse également à d'autres formes de Musique : il a fondé un septet avec Richard Galliano autour d'un programme Piazzolla, et se produit dans cette formation en France, en Europe, en Argentine, à New York au Carnegie Hall.
Sa rencontre récente avec la pianiste Dana Ciocarlie a été déterminante et lui a ouvert de nouveaux horizons dans le domaine du répertoire en sonate qu'il souhaite développer avec elle.
Jean-Marc Phillips-Varjabédian a obtenu le Prix George Enesco de la Sacem récompensant l'ensemble de sa carrière.
En 2007 et 2008, outre ses activités avec le Trio Wanderer, Jean-Marc Phillips-Varjabédian se produit en duo avec Xavier Phillips, avec son Trio arménien réunissant Xavier Phillips et Vahan Mardirossian, en Septet avec Richard Galliano, avec l'Orchestre Poitou-Charente dirigé par François-Xavier Roth, avec l'Orchestre de Bretagne Concerto n°3 de Saint-Saëns, à la Folle Journée de Nantes, Folle Journée de Tokyo.
Le 11 avril, il présentait à Paris le spectacle Armenia avec Xavier Phillips et Vahan Mardirossian.
Au cours de l'été, il jouera au Festival Musiques dans les Vignes ; à Perros-Guirec avec le programme Armenia ; au Festival international de La Roque d'Anthéron ; …
Il jouera le Concerto de Khatchaturian sous la direction de François-Xavier Roth à Durban (20/09) ; à Mantes-la-Jolie le programme du CD Ravel (22/09) ; sera à Loches (13-14/10). En mars 2008 il donnera l'intégrale des Sonates de Beethoven au Musée d'Orsay avec Michael Lévinas. En mai 2008 il jouera le Concerto de Nielsen avec l'Orchestre Poitou Charente.
En 2007 et 2008, il a plusieurs projets discographiques avec le label Lontano distribué par Warner Classics : CD Ravel, musique de chambre avec Xavier Phillips et Emmanuel Strosser ; CD Khatchaturian, Concerto pour violon avec l'Orchestre de Erevan (sortie 2008).
Il enregistrera également les Sonates de Brahms avec Maris-Josèphe Jude pour Lyrinx.
Paul Mindy
Percussionniste, chanteur et compositeur, Paul Mindy, professeur titulaire d'enseignement artistique au Conservatoire National d'Aubervilliers – la Courneuve, est l'un des éminents spécialistes des musiques du Brésil vivant en France. Animant de nombreuses master-class dans le monde entier, il reçoit en 1988 le Prix Georges Brassens et se produit en tant que chanteur à L'Olympia à cette occasion. Pluridisciplinaire, en 1996 il compose la musique d'une pièce de théâtre d'Alex Metayer. Il reçoit également en 2001 le Prix de l'Assemblée nationale et en 2002 le Prix de l'Académie Charles Cros, en sa qualité d'arrangeur. Ses mérites authentifiées et sa personnalité très affirmée de percussionniste, lui ont permis de jouer avec de grands musiciens tels que Richard Galliano, Trilok Gurtu, Ayrald Petit, Carlo Rizzo, Franck Tortillier, Dave Samuel, Baden Powell, ou encore avec Nicia Ribas d'Avila, l'un de ses maîtres et inspirateurs.
Après avoir commencé ses études à l'école de musique de St Martin d'Hères (classe de L.Bonali) puis au Conservatoire National de Grenoble, Jean-Luc Manca entre à l'école d'accordéon de Chambéry (classe de A. Thépaz). Il obtient le Prix de la Sacem en 1978 et 1980 et remporte le Premier Prix au Concours international de Genève (Suisse). En 1983 il enregistre l'intégral du programme qui lui a valu le Premier Prix à la Coupe mondiale de l'accordéon à Linz (Autriche). Après deux ans d'étude à Moscou , dans la classe de F. Lips, il obtient le diplôme de l'Institut pédagogique Gnessine. Titulaire du C.A il partage son activité professionnelle entre l'enseignement au Conservatoire national de Région de Grenoble et sa carrière de concertiste qui l'amène à se produire avec G. et J. Akoka, N. Yermani, M. Kino, P. Mindy, J.M. Phillips-Varjabédian, R. Pidoux, S. Logerot, V. Mardirossian , M. Piketty, P. Souillot, l'Opéra National de Lyon, l'Orchestre national de France....
Les compositeurs: R. Gagneux, G. Finzi, G. Scordialo, J. Truhlar, P. Sciortino lui ont dédié des pièces.