19 novembre 2018.

190 ème anniversaire de la mort de Schubert.

On a beau être un génie et le maitre incontestable du lied, en avoir composé plus de 600, avoir écrit quelques-uns des plus beaux chefs-d’œuvre, entre classique et romantique, avoir été adulé par les initiés, et mille autres choses encore, il n’est pas bon d’être le contemporain, dans la même ville de Vienne, d’un immense génie – nous parlons de Beethoven – quand bien même on l’admire absolument.

Au point que pendant les 20 mois qui séparent la mort de Beethoven et la sienne, comme libéré d’une ombre trop grande, Schubert multiplie les chefs-d’œuvre, comme une avalanche.

La sonate D664 qui sera jouée le 19 novembre, pour le 190 ème anniversaire de sa mort, une œuvre magnifique s’il en est ! est une sorte de tour de force pour le compositeur qui ne parvenait pas à écrire une sonate jusqu’au bout. Schubert est d’ailleurs coutumier des œuvres inachevées …
C’est pour lui un « exploit » d’avoir écrit une sonate en entier !

Celle-ci est particulière car, comme pour la fantaisie de Mozart, le manuscrit a été perdu ! et c’est une chance inouïe que cette sonate ait été publiée en 1829, un an après sa mort…. Seule reste cette 1ère édition.

On sait que Schubert n’était pas un pianiste de grand talent et malheureusement il n’a entendu sa sonate jouée que par … lui-même ! Qu’en pensait-il ?
D’ailleurs, durant sa trop courte vie, Schubert n’a pratiquement jamais entendu ses œuvres et sur plus de mille œuvres composées, seules environ deux cents ont été éditées de son vivant.

Il est fascinant d’observer le contraste de ces deux grands compositeurs, l’un adulé et respecté, l’autre plus feu follet de génie, admiratif du premier qui ne lui rend guère jusqu’à ne pas le recevoir, le premier édité, l’autre non.

N’empêche, l’auteur de la Mort du Cygne, qui sentait peut-être sa propre fin venir, sera le porte étendard aux obsèques de l’immense Maître.

 
 


L’histoire méconnue et incroyable d’une Fantaisie en Fa mineur signée Mozart

1791. Nous sommes à Vienne, Autriche.

Mozart connait, une fois de plus, une angoissante détresse matérielle. Comment survivre ? Comment gagner un peu d’argent, facilement et, surtout … rapidement ?
A cette époque-là, à Vienne, la grande mode est à l’orgue mécanique. Une drôle de machine à faire des sons, certains disent de la musique … une machine qui tient autant de l’horlogerie que de l’instrument de musique.

Mozart rencontre alors l’un des plus prestigieux collectionneurs de ce mystérieux instrument, le comte Joseph Deym von Stržitež. Ils vont faire affaire.
Le comte exulte de fierté de commander une pièce « savante » à l’illustre compositeur pour un instrument cantonné jusqu’alors à des partitions de divertissement.
Mozart, quant à lui, se trouve provisoirement renfloué et, en pinçant le nez, peut-être, compose pour cet instrument qui ne l’inspire guerre au point de le nommer « l’orgue pendule… ».

Quand on est un génie, orgue-pendule ou pas, et qu’on le veuille ou non, on compose un chef d’œuvre d’une intensité dramatique et en total contraste au regard des piètres capacités de l’instrument.
La Fantaisie en Fa mineur ne sera jamais éditée. Oubliée. Perdue.
Mais nous sommes loin de la fin.

… la suite : ici

 
 
 
 
 
 
 

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